La trêve estivale, tellement bienvenue après la période hors norme que nous avons vécue, touche maintenant à sa fin. J’espère que vous avez pu jouir d’un réel repos, vous ressourcer, profiter de ce qui était important pour vous.
J’imagine que la période a été propice à la réflexion, aux remises en causes, évidemment aux doutes face à l’imprévisible qui nous attend.
En cette rentrée au goût particulier, comment ne pas laisser le stress, les peurs nous envahir ? Comment faire face dans un monde aussi incertain ?
5 attitudes possibles face à l’incertitude
- L’autruche, la tête dans le sable : faire comme on a toujours fait puisque cela fonctionne depuis tellement longtemps ! S’accrocher à ses recettes, à ses habitudes, à ses certitudes, refuser de voir que le monde est en train de changer. Cette attitude est confortable pendant un certain temps. Le réveil peut être brutal et douloureux quand la réalité se rappelle soudain à nous. Lorsque nous réalisons que notre environnement, qui lui s’est déjà préparé, a pris de l’avance sur nous alors que nous n’avons pas encore fait le deuil de notre ancien monde.
- Bip-bip le coyotte : courir dans tous les sens, donner des ordres et des contrordres, sans direction claire, en confondant agitation et action, épuisant les autres et soi-même pour une efficacité qui peut in fine s’avérer limitée.
- Le petit bouchon qui se laisse flotter sur l’eau au gré du vent : cette attitude dénote de grandes capacités d’adaptation et de sérénité. Elle présente l’avantage de savoir saisir les opportunités lorsqu’elles se présentent. Et l’inconvénient de ne pas avoir de direction à soi, de se laisser guider par les circonstances ou par les autres, pour le meilleur et pour le pire.
- Le « petit chef » qui essaie de tout contrôler, tout maîtriser : possiblement le comportement d’une personne se sentant hyper responsable, mue par le désir que tout soit parfait pour soi et pour les autres ; voire, plus ou moins consciemment, de les protéger. Et comme l’enfer est pavé de bonnes intentions, ce comportement peut au contraire être perçu comme enfermant pour les autres, ne laissant aucune place à l’initiative, à l’imagination, à la démarche essai-erreur (en franglais « test and learn »), à l’innovation.
- « Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous que les avions décollent toujours face au vent » (Henry Ford) : avoir envie de prendre sa vie, son destin en main, de saisir, et même de créer les opportunités, en affrontant l’incertitude, voire d’en faire un jeu, un défi à relever.
Et vous, quelle attitude avez-vous envie d’adopter pour cette rentrée ?
Décoller face au vent, c’est tentant ! Mais comment faire ?
Vous l’aurez compris, cette option a ma préférence. Comment faire ? Plusieurs chemins sont possibles.
- La voie académique, l’idéal : lorsque vous avez des invités, vous planifiez votre réception, vous établissez vos menus, votre liste de courses, vous veillez à chaque détail, pour que tout soit prévu, anticipé, maîtrisé. De la même façon, pour réussir votre projet, il est essentiel de savoir se fixer des objectifs, un calendrier de réalisation, définir les moyens adéquats, se poser les bonnes questions. Vous pourrez ainsi identifier les obstacles, les possibles solutions, vous donner toutes les chances de réussir. Avec un risque toutefois : celui d’attendre d’avoir réuni tous les ingrédients pour passer à l’action, et donc de laisser passer le temps, avec les coûts inhérents en termes d’argent, d’énergie.
- Le pragmatisme : le principe du frigo vide. L’autre option est de faire avec l’existant, comme quand il s’agit de préparer le repas du soir sans avoir eu le temps de faire les courses. Le contenu du frigo et des placards permet, avec un peu d’imagination, d’improviser un repas convivial.
- Et si le chemin était entre les deux ? Construire vos propres passerelles
Vous l’avez compris, aucun des deux chemins n’est parfait. Avec le premier vous risquez de laisser passer les opportunités ou d’y investir beaucoup de temps, d’argent, d’énergie. Avec le deuxième vous êtes dans l’improvisation permanente, ce que certain(e)s maîtrisent parfaitement, c’est une question de caractère.
Vous pouvez aussi faire un mix des deux voies : être clair sur vos objectifs, souple sur leur mise en œuvre ! Vous fixer de grands principes pour cadrer votre démarche, définir les principaux moyens que vous devez/ souhaitez y consacrer, les risques que vous acceptez de prendre, planifier les grandes étapes, vous entourer des bonnes personnes pour réussir ; et rester adaptable face aux impondérables, prêt(e) à saisir la chance qui se présente !
Quel que soit votre choix, le meilleur moyen de ne pas céder à la peur est d’aller sur du concret, ce sur quoi vous avez prise : identifier vos ressources, vos points d’appui, ceux qui vous sont propres comme ceux que vous offre votre environnement. Car face à l’incertitude, c’est peut-être la puissance d’un collectif, une alliance de diverses aptitudes et compétences, qui vous donnera les moyens de décoller face au vent.
Qu’en pensez-vous ?
Je vous souhaite une belle rentrée, pleine d’ondes positives.
Si vous souhaitez être aidé(e) pour faire le tri dans votre brouillard intérieur, trouver de nouveaux repères, dessiner les passerelles de transitions sereines, retrouvez nos séances de coaching individuel, en présentiel, par téléphone ou visioconférence.
Si vous avez un besoin d’accompagnement collectif, discutons-en !


